mardi 10 mai 2011

Semana Santa avec Pedro (14-24 avril): Querétaro, San Miguel de Allende et Guanajuato!

Après avoir passé une heure ou deux à flâner dans le village de Bernal, où on pouvait admirer la grosse pierre, nous nous sommes dirigés vers la route principale, où nous devions attendre l'autobus qui allait nous ramener à Querétaro, à 1h de route. Le temps d'attente pour l'autobus était long puisqu'il n'arrivait pas, et nous avons donc décidé d'explorer rapidement les environs. Juste à côté de l'arrêt, il y avait l'entrée d'un hôtel (le seul que l'on ait vu à Bernal) et vu que nous avions du temps devant nous, nous avons décidé d'entrer sur le terrain. En fait, ce n'était pas tout à fait un hôtel, mais plutôt un endroit où on peut louer des petits chalets en bois rond (oui oui, comme au Québec!! :D). Honnêtement, c'était bien la première fois que je voyais ce genre d'architecture là au Mexique! Le terrain où l'on retrouvait les chalets, en plus d'accueillir un très beau jardin, avait une vue magnifique sur la ville (vu qu'on était un peu en hauteur) et, évidemment, sur la pierre!
Puis, après avoir pris quelques photos des lieux (en voici une en prime), nous sommes retournés attendre l'autobus, qui a fini par passer, heureusement. De retour à Querétaro, nous sommes allés manger dans le centre historique, et le soir venu, le frère de Pedro est venu nous prendre à notre hôtel pour nous faire faire le tour de la ville en voiture. Ce qui est très caractéristique de Querétaro, à part sa propreté exceptionnelle, c'est l'aqueduc romain qui traverse la ville. L'aqueduc doit faire plusieurs centaines de mètres de large; il est vraiment long et plutôt haut. Le soir, il est tout éclairé, ce qui donne un superbe effet.

Ce que j'ai aimé de Querétaro: la propreté de la ville, le parc ''El Alameda'', dans le genre des Bois de Coulonges à Québec, et l'aqueduc romain, plutôt impressionant.
Ce que je n'ai pas aimé: le manque de charme de la ville et la ''froideur'' des habitants.

Le lendemain matin, nous avons quitté Querétaro pour nous rendre à San Miguel de Allende, une petite ville coloniale située à environ 1h de route au nord-est de Querétaro. Le paysage entre Querétaro et San Miguel est plutôt joli: des montagnes dans un climat semi-aride. Ça nous faisait un peu penser au paysage que l'on retrouve dans la région de Tehuacan. Arrivés à San Miguel, avant de nous rendre dans le centre historique pour trouver un hôtel, nous sommes arrêter au ''mirador'', d'où l'on peut bénéficier d'une vue panoramique sur la ville de San Miguel, plus bas dans la vallée. Vu d'en haut, la ville est superbe, mais elle est aussi belle lorsqu'on y est pour vrai! En fait, San Miguel de Allende est une magnifique ville coloniale, petite mais avec beaucoup de charme et très connue des touristes. D'ailleurs, beaucoup de retraités étatsuniens vont y passer quelques semaines ou mois à chaque année. Et ça parlait anglais à tous les coins de rue, je ne vous mens pas!
Ce qui fait le charme de la ville, c'est l'architecture et les vives couleurs de ses maisons et bâtiment (toutes dans les teintes beige-jaune-orange-rose), ses petites ruelles tranquilles, qui invitent à s'y promener, son zocalo animé, et, surtout, sa cathédrale, à l'architecture très particulière, mais si jolie à regarder. Je vous mentirais si je vous disais ne pas avoir aimé San Miguel au premier coup d'oeil! Une fois arrivés dans le centre historique, nous nous sommes rendus à un hôtel qui était inscrit dans mon routard et qui semblait offrir un très bon rapport qualité prix: l'hotel parador San Sebastian. Le service est très aimable, les lieux très charmants et la chambre, très propre. En plus, il nous en coûtait 350 pesos pour une nuit, ce qui équivaut à 30$ canadiens environ. Si vous passez par San Miguel de Allende, je vous recommande fortement cet hotel: dans tout notre voyage, nous n'avons jamais pu trouver un hotel offrant un aussi bon rapport qualité prix. À retenir...
En fin d'après-midi, nous avons décidé de faire le tour guidé de la ville, offert en tramway. Malheureusement, juste avant le tour, il a commencé à pleuvoir assez fort. Heureusement, à l'intérieur du tramway, nous étions à l'abri des intempéries donc le tour a tout de même était fort agréable. Le circuit guidé avait une durée approximative de 1h15 et coûtait 100 pesos environ, donc un peu moins de 10 dollars. En plus de nous faire part des légendes propres à la ville ainsi que de faits historiques d'une grande importance pour le pays, nous avons pu découvrir des lieux que nous n'avions pas eu l'occasion de voir à pied. Par exemple, il existe un endroit à San Miguel où l'on retrouve des vieux bassins où coulait une source, où les femmes se rendaient pour faire la lessive. Et apparemment, ces lieux sont toujours utilisés aujourd'hui.
Après le tour, vu qu'il pleuvait encore, nous sommes retournés à l'hotel pour nous reposer, avant d'aller souper dans un restaurant du centre historique.


Ce que j'ai aimé de San Miguel de Allende: chaque rue, dont les bâtiments sont peints de couleurs vives et bien entretenus. L'architecture de sa cathédrale. L'ambiance générale de la ville.
Ce que je n'ai pas aimé: la température...c'était la première fois en plus de 3 mois que je me faisais prendre par un orage!

Le lendemain, à mon grand regret (je serais bien restée une journée de plus), nous avons quitté San Miguel de Allende pour nous rendre à une autre ville coloniale très connue: Guanajuato. Guanajuato se trouve à 1h30 de route de San Miguel de Allende, donc côté distance, ça se fait très bien.

mercredi 4 mai 2011

Semana Santa avec Pedro (14-24 avril)

Jeudi 14 avril, soit deux jours à peine suivant le départ de ma tante, je me suis hâtée de préparer mes valises, car Pedro venait me rejoindre à mon appartement en début de matinée, d'où ensuite nous allions quitter pour notre voyage de 11 jours à travers le Mexique. Puis-je vous dire que l'avant-midi m'a paru très, très lente (Pedro devait arriver dans les alentours de midi). Quand enfin on a sonné à la porte vers 11h45, j'ai su immédiatement que c'était lui et me suis précipitée vers l'entrée afin de le retrouver, après 3 mois de séparation (géographique). Je n'ai pas besoin de vous dire à quel point j'étais heureuse de le revoir, après tout ce temps!
Bon, vu que je veux pas que mon blog devienne trop quétaine avec des commentaires sentimentaux, passons directement à l'itinéraire...
Nous avions dans l'idée de partir pour Querétaro le jour même et d'y passer un jour ou deux afin de visiter les environs et de rendre visite au frère à Pedro. Nous savions que nous voulions aller dans la région de Guadalajara afin de visiter le village de Tequila, et, si possible, nous voulions nous rendre jusqu'à la plage, à Puerto Vallarta. Toutefois, nous n'en savions pas vraiment plus au départ, ce qui laissait place à une certaine latitude, qui est toujours bienvenue lorsqu'on voyage.

Ainsi, en milieu d'après-midi, nous avons quitté l'appartement en direction de la Centrale d'Autobus del Norte (au Nord de la ville, comme son nom l'indique), qui se situe à environ 20-25 minutes, sans trafic, ou 1h00, avec trafic. Cette fois-ci, ce fut plutôt le deuxième scénario qui se produisit (il y avait beaucoup de trafic, car on était jeudi avant la semaine sainte, ce qui implique beaucoup de monde qui sorte de la ville afin de voyager et aller visiter de la famille). Une fois rendus à la terminale, nous avons entrepris d'acheter un billet pour Querétaro pour le prochain départ, qui était une heure plus tard (pas si mal). Le trajet pour Querétaro durait 2h45 et s'est plutôt bien déroulé (les films étaient potables ce jour là). Arrivés à la centrale d'autobus de Querétaro dans les environs de 19h, son frère est venu nous chercher afin de nous amener dans le centre historique pour qu'on puisse trouver un hébergement. En ce qui concerne l'hôtel, celui que nous avons choisi (nous n'avons pas vraiment pris la peine d'en visiter plusieurs) coûtait 290 pesos (donc 25$) par nuit pour une chambre avec lit double, ce qui n'est pas mal du tout comme prix. On s'entend qu'à Québec, jamais on ne trouverait de chambre à ce prix-là, même pas les hôtels miteux de Hamel...hahaha. Concernant la chambre, celle-ci était assez grande, propre, avec télévision et salle de bain fonctionnelle (sauf qu'on inondait toute la pièce en prenant une douche), mais par contre, pas de climatisation et pas de ventilo, juste une fenêtre par laquelle l'air n'entrait pas vraiment (il ne ventait pas). Une chance que la température au centre du pays baisse considérablement la nuit!

Une fois installés, nous sommes allés manger dans un restaurant local. Pour ma part, j'ai mangé des tacos dorados (comme des tacos normaux, mais les tortillas sont dures et cuites dans l'huile, un peu comme nos tacos ''fake'' Old El Paso, mais en meilleur). Pedro, de son côté, a opté pour un plat typique de Querétaro (dont je ne me rappelle plus le nom). Par la suite, nous avons entamé une marche dans le centre historique, qui soit dit en passant, est plutôt joli, mais ne peut se comparer à Puebla ou Oaxaca en termes de charme et de beauté.
Soit dit en passant, Querétaro est une ville particulière: non seulement c'est une ville coloniale (qui date du 16e siècle), mais c'est apparemment la ville la plus propre du Mexique tout entier (elle est réellement considérée comme telle). Personnellement, après avoir voyagé dans plusieurs états mexicains et visité plusieurs villes, j'adhère à cette affirmation: Querétaro est une ville propre, propre, propre. Rien ne traîne sur les trottoirs ou sur les bords de route, comparativement à la ville de México, où j'habite, qui s'apparente quelque fois à une poubelle à ciel ouvert. Les places publiques sont très bien entretenues et mêmes les arbres sont taillés géométriquement et à la perfection. Durant notre court séjour, nous avons également réalisé autre chose: les gens de Querétaro sont différents. En effet, d'après notre brève expérience et les dires d'habitants, les gens de cette ville sont plus calmes, plus réservés, plus individualistes, voire, plus froids. Et ça se notait.

Le lendemain matin, nous avons décidé de nous rendre à un village (pueblo) qui s'appelle Bernal, afin de pouvoir admirer la Pena de Bernal. La Pena, c'est une genre de roche immense sortie ''out of nowhere' de la terre, il y a des milliers d'années de ça. Aujourd'hui, ce village attire des milliers de touristes nationaux (et sûrement aussi étrangers) à chaque année.
Bernal se trouve à environ 1h de route de Queretaro, au sud-est (donc vers la ville de México). Pour se rendre à Bernal, il fallait aller à la Centrale D'Autobus d'où nous étions arrivés la veille et prendre un autobus de la compagnie ''Flecha Amarilla'' (bus 2e classe) au coût de 30 pesos environ, qui allait nous amener jusqu'au village, mais en faisant préalablement des arrêts pour embarquer des gens durant le trajet. Même qu'un clown est monté dans l'autobus pour gonfler des ballons en forme d'animaux, compter des jokes et ramasser de l'argent...les Mexicains aiment beaucoup les clowns, soit dit en passant. On en voit partout, dans toutes les occasions/situations. J'en ai même vu un à l'université aujourd'hui...
Après une heure de clowneries et de chansons mexicaines, nous avons enfin aperçu la Pena de Bernal, au loin. Je dois vous avouer que j'ai fait le saut: je ne m'attendais vraiment pas à une pierre d'une telle grosseur! Pour juger par vous-même (quoique les photos ne rendent pas très bien les proportions), je vous annexe une photo.

Suite à venir!

mercredi 27 avril 2011

México avec ma tante (7-12 avril)

Oui, je sais, cela fait plus d'un mois que je n'ai pas écrit sur mon blog. À ma défense, je n'avais pas grand chose à raconter: depuis le Carnaval de Veracruz, je n'étais sortie qu'une fois du DF, et ce, pour visiter la famille de Pedro à Tehuacan pour le Festival International. Cependant, je dois avouer que mon mois d'avril a été des plus occupés. Du 7 au 12 avril, j'ai eu la visite de ma tante, qui voyageais pour la première fois au Mexique. J'étais très contente de la voir, d'autant plus que ça faisait 3 mois exactement que l'on ne s'était pas vues (et on se voit pas mal à tous les jours normalement)! Avant d'entamer le récit de mon voyage durant ma semaine de vacances avec Pedro, je vais commencer par vous présenter un bref résumé des visites que j'ai effectuées avec ma tante lors de son passage à México. :)

Le jeudi 7 avril, je suis allée la chercher à l'aéroport vers 20h le soir, fébrile et tout énervée à l'idée d'être avec ma tante à México...wow...je n'aurais jamais cru que ça l'arriverait un jour! La vie est pleine de surprises...;)
Vendredi le 8, nous avons entamé l'exploration de la ville: nous sommes allés prendre le déjeuner au zocalo de Coyoacan, puis nous sommes allées visiter la Casa Azul, que j'avais visitée lors de ma deuxième semaine au Mexique (voir un des posts antérieurs). Puis, nous avons pris le métro en direction du Bosque de Chapultepec, dans le quartier Polanco, histoire de visiter le Castillo de Chapultepec et, par la suite, le Museo Nacional de Antropologia. Ce n'est pas tout, après avoir mangé de bons tacos et bu une bonne michelada (bière piquante), nous nous sommes dirigées vers le Zocalo de la ville de México, afin de monter dans la Torre Latino, d'où on peut admirer la ville de nuit (très belle, soit dit en passant!). Puis nous sommes retournées chez nous en fin de soirée, exténuées d'autant de visites en une journée!

J'oubliais: ma tante demeurait chez moi durant son séjour, ce qui fait qu'elle a rencontré Ximena et sa fille Maite. Vu que ma tante ne parle pas espagnol (ou seulement quelques petits mots) et que Ximena ne parle pas français (ou seulement sait dire bonjour, merci), j'ai dû jouer à la traductrice-interprète constamment. Je vous avouerais que cela ne m'a pas déplu et que je trouvais l'exercice plutôt divertissant! Malgré le problème de langue, tout le monde s'est très bien entendu, ce qui ne m'a pas du tout surpris vu que les trois sont des anges! ;)

Le samedi, nous sommes sortis du DF afin de visiter Puebla, où ma tante aller rencontrer Ignacia, ma belle-soeur, pour la première fois. Encore une fois, j'ai dû jouer à l'interprète (en fait tous les jours), mais cette fois-ci pas tant que ça, compte tenu du fait que Ignacia se débrouille plutôt bien en français. Nous avons visité quelques églises (Puebla est la ville qui compte le plus d'églises au Mexique, si ma mémoire est bonne), promené dans le centre historique et visité le marché. Il faut dire que l'artisanat est très présent à Puebla, dont la spécialité est la ''talavera'', genre de céramique/porcelaine avec laquelle on fait des assiettes, des tasses, etc. et sur lesquels on peint des motifs. Ma tante en a profité pour magasiner, évidemment :).
Ce jour-là, il faisait terriblement chaud et j'ai eu la mauvaise idée de ne pas porter de chapeau, alors que le soleil me plombait sur la tête depuis le début de la journée. Résultat: petit coup de chaleur, j'ai dû rentrer à l'appartement d'Ignacia pour cause de malaise et de fatigue. Pendant qu'elles faisaient le tour en Turibus (le bus touristique qui amène les touristes aux quatre coins de la ville), j'en ai profité pour dormir, ce qui m'a fait le plus grand bien. Depuis ce temps, je n'oublie plus jamais mon chapeau!

Le dimanche, nous nous sommes rendues à Xochimilco, au sud de la ville de México, afin de faire une petite balade de 1h30 en embarcation. Vu que c'était dimanche, il y avait quand même pas mal d'ambiance sur le cours d'eau; on vendait des fleurs, des micheladas, des tacos, des mariachis jouaient des chansons traditionnelles...c'était on ne peut plus mexicain. D'ailleurs, nous avons payé un groupe de mariachis afin qu'il nous chante 2 chansons (120 pesos en tout, soit 9 $ canadiens). C'était superbe :)
Nous avons quitté Xochimilco pour revenir chez moi, où nous nous sommes reposées avant de repartir, cette fois-ci, au centre historique en métro, où nous allions voir le Ballet Folklorico de México au Palacio de Bellas Artes, un ballet magnifique, haut en couleurs, dans une salle de spectacle majestueuse. Ce fut une agréable soirée:).

Le lundi, nous nous sommes dirigées vers Teotihuacan, un endroit à ne surtout pas manquer lorsque l'on visite la ville de MÉxico. En effet, Teotihuacan se trouve à environ 1h00 de route de México DF, ce qui en fait une bonne option de visite. De plus, c'est un site grandiose: même si j'étais allée il y a deux ans, j'étais excitée à l'idée d'y retourner.
Une fois arrivées sur le site (au fait, avec ma carte étudiante de l'UNAM, j'ai pu passer gratuitement :D enfin, ma carte est utile!), nous nous sommes rendues au restaurant La Gruta, un restaurant carrément installé au fond d'une grotte, qui servait apparemment à des rituels religieux si je ne m'abuse. Le décors était très spécial, on était au frais (ça faisait du bien, avec la chaleur qu'il faisait!) et la nourriture était excellente (quoiqu'un peu chère). N'empêche, ça en valait la peine, juste pour avoir fait l'expérience de manger dans une grotte XD.
À Teotihuacan, nous avons grimpé les pyramides du Soleil (la plus gros et la plus épeurante à grimper, quoique pas si pire avec les cordes installées tout au long des escaliers) et de la Lune. Le site était magnifique, la température très agréable (quoique très chaud), et pas trop encombré de touristes, ce qui nous permettait de circuler fluidement dans toutes les parties du site. Seul hic: vu que les touristes se faisaient rare, les vendeurs se faisaient deux fois plus achalants et il était difficile de se défaire d'eux, ce qui était très dérangeant. Afin de les éviter au retour de la pyramide de la lune (qui est à 2km de l'entrée du site), nous avons décidé d'emprunter un chemin qui longe le site mais sur le côté, ce qui nous a permis de marcher tranquillement tout en pouvant admirer un paysage sublime, entre cactus et pyramides.
Le soir venu, une fois finalement rendues à mon appartement (il y avait beaucoup de trafic...), nous avons décidé d'aller manger dans le quartier Polanco, dans un bon restaurant italien recommandé par Ximena, pour célébrer mon anniversaire (avec un peu d'avance, oui). Se rendre au restaurant ne fut pas de tout repos (le chauffeur ne savait pas exactement où était le restaurant et il y avait beaucoup de trafic), mais une fois rendu, nous avons pu apprécier le décors et l'ambiance du restaurant (qui est apparemment très fréquenté par les européens qui habitent à México) ainsi que les pâtes fraîches.

Mardi le 12 avril au matin, je suis allée reconduire ma tante à l'aéroport, puisque son avion décollait à 13h00.Ce fut un court séjour au Mexique pour ma tante, certes, mais un séjour bien rempli de visites, de gens, de nourriture mexicaine et de paysages exotiques. Et j'en garde de bons souvenirs...

Une chance que j'avais dit que le résumé allait être bref...

Suite de mes vacances à venir!

mardi 22 mars 2011

5 petites règles de ''savoir-vivre'' au Mexique...

Cela fait plus de deux semaines que je n'ai pas écrit un article sur mon blog, pas par manque de temps et d'opportunités (quoiqu'un peu...), mais plus par manque de choses pertinentes et intéressantes à raconter.
Ce soir, j'ai décidé d'écrire un petit article sur un sujet que je voulais aborder depuis quelques temps, c-à-d les règles de savoir-vivre, ou si vous voulez de politesse à México (et par ailleurs au Mexique). Comme vous allez voir, les règles ne sont pas trop dépaysantes par rapport à celles du Québec, quoiqu'il faut y penser...

1. Si vous êtes dans l'autobus, en cours, au centre commercial, au restaurant ou dans tout autre lieu public ou privé, et que la personne à côté de vous ou proche de vous éternue, vous devez lui dire ''salud'' (santé), ce qui est l'équivalent de notre ''à vos/tes souhaits'' en français, vous l'aurez compris...

2. Si vous êtes la personne qui éternuez et que l'on vous dit ''salud'', vous devez répondre ''gracias'', car dans le cas contraire, vous paraîtriez un peu grossier...ou ignorant des bonnes manières.

3. Si, au restaurant, vous passez à côté de gens attablés, un bon réflexe à prendre est de lancer, en passant, un ''buen provecho'' (bon appétit), et ce, que vous connaissiez ou non les personnes en question. D'ailleurs, si vous êtes vous-même attablés, vous risquez de vous le faire dire (si les gens sont courtois du moins).

4. Lorsque vous rencontrez un ami ou une connaissance lors d'une fête, à l'école ou dans toute autre occasion, la salutation se fera généralement par une bise, mais seulement sur la joue droite, et non sur les deux joues comme on le fait à Québec ou en Espagne par exemple. En ce qui me concerne, j'avais toujours tendance au début à vouloir faire la bise ''au complet'', ce qui créait un certain petit malaise...enfin, les gens comprennent!

5. Quand on vous présente quelqu'un, en plus de lui faire la bise, vous devez dire ''mucho gusto'', ce qui serait à peu près l'équivalent du ''enchanté'' en français. Quand vous quittez la personne, il est aussi bien de relancer un ''mucho gusto'', histoire de montrer que vous avez été enchanté de faire sa connaissance.

Ces cinq conseils peuvent paraître futiles certes, mais ils demeurent essentiels si vous voulez faire bonne impression au Mexique !!

Sur ce, hasta luego!

mercredi 9 mars 2011

Carnaval de Veracruz (suite)!

Une fois la rue dégagée et la police passée, est apparu le premier char allégorique, accompagné de danseuses très peu vêtues, dans le genre du Carnaval de Rio, et de musique rythmée des Caraïbes. Bien que le vent ait tourné juste avant le défilé (c'était très venteux et plutôt frais, ce à quoi nous ne nous attendions pas du tout), cela ne nous a pas empêché d'apprécier le défilé, où s'enchaînaient des dizaines et des dizaines de chars allégoriques illuminés, accompagnés de danseurs de toute sorte et de majorettes. Chaque char allégorique possédait des immenses caisses de son et faisait jouer une chanson différente, allant du vieux pop genre ''vengaboys'', pour ceux qui connaissent, au reggaeton et à la musique cubaine. Inutile de vous dire que le goût de danser ne nous a pas quitté de la soirée!
Le défilé a été plutôt long et en raison de l'heure, mais surtout de notre immense faim (nous n'avions pas eu de vrai repas depuis midi et il était près de 11h), nous avons pris la décision de quitter un peu avant la fin. Pour sortir du défilé, nous n'avions d'autre choix que de descendre les estrades et emprunter la rue du défilé (où se trouvait déjà beaucoup de monde qui n'avait pas trouvé de place dans les estrades, où qui voulaient danser), où nous devions nous rapprocher le plus possible des clôtures afin d'éviter les chars allégoriques et danseurs qui passaient. Après avoir longé cette rue durant 10 minutes, nous avons finalement pu nous frayer un chemin à l'extérieur de la foule et rentrer à l'hôtel avec une idée en tête: manger. Une fois tout le monde douché et changé (nous étions 9 la deuxième nuit...3 amis d'une personne du groupe s'étaient ajoutés), il était déjà près de minuit et demi et nous mourions totalement de faim. Dans les rues, l'ambiance était à la fête: il y avait des gens partout, bière à la main et de la musique à tue tête. À notre grand soulagement, les restaurants étaient loin d'être fermés: ils étaient pleins. Nous avons fini par trouver une taqueria capable de nous accueillir tous et nous avons commandé des tacos al pastor. Malheureusement, les tacos étaient chers (et pas les plus géniaux du monde) et le service très ordinaire, mais nous étions tellement affamés et fatigués de marcher que nous avons décidé de rester. Après le repas, il était déjà près de 1h30 du matin. Alors que la plupart des membres de notre groupe voulaient aller prendre une bière dans un bar, Maja, qui ne se sentait pas bien en raison d'un rhume, voulait rentrer à l'hôtel pour dormir. Puisque j'étais moi-même fatiguée et n'ayant pas trop le coeur à déambuler dans cette débauche carnavalesque (qui d'ailleurs me faisait penser à la Saint-Jean Baptiste à Québec le 23 juin sur les plaines), j'ai décidé de l'accompagner et de rentrer me coucher moi aussi. Une fois rentrées à l'hôtel, je vous dirais que je ne serais pas retournée dehors toute seule: les gens dans la rue étaient souls et les hommes, très entreprenants, nous sifflaient et nous disaient des trucs genre ''hola guapa'' ou 'hey baby'', ce qui n'est pas très agréable dans le contexte.

Vers 4h30 du matin, le reste du groupe est revenu à l'hôtel. Encore à cette heure, la fête battait son plein à l'extérieur. Heureusement, j'ai réussi à me rendormir sans peine, et ce, malgré le fait que nous étions 4 filles dans le lit triple (ce qui est un peu trop selon moi...). Au fait, nous étions tellement que un gars (un allemand) a dû dormir par terre faute de place. Ça vous donne une idée...enfin.

Le lendemain, le temps avait changé comparativement aux deux autres journées: c'était un peu frisquet, nuageux et très venteux. Déçus mais réalistes, nous avons abandonné l'idée d'aller faire de la plage et nous avons opté pour l'aquarium de Veracruz, dont on avait entendu parler comme étant le plus grand aquarium de l'Amérique latine. Cependant, lorsque nous sommes arrivés là-bas, nous avons réalisé que l'aquarium faisaient partie intégralement d'un centre commercial, ce qui nous a un peu refroidie. Fatigués de notre fin de semaine, nous sommes finalement atterris sur la terrasse d'un bar près de la plage (très, très laide et bondée, soit dit en passant), afin de boire, dans mon cas, une bonne michelada cubana (bière piquante, miam!). Juste à côté de la plage venait de se dérouler un deuxième défilé, dans le jour cette fois-ci. Lorsque nous sommes passés dans la rue du défilé, les gens y étaient encore pour la plupart, éméchés et dansant sur la musique qui jouait à tue tête, en plein milieu de la rue. L'ambiance à ce moment-là était des plus bizarres et inconfortables, mais je ne saurais pas dire pourquoi exactement. En fait, les gens étaient peut être trop intenses pour un dimanche après-midi...enfin. Et le pire, c'est que je me suis même fait approché par un mexicain et ses deux amies filles, pour prendre une photo. Au départ, je pensais qu'ils voulaient que je prenne une photo d'eux, mais non, ils voulaient que je me fasse prendre en photo avec le gars!!! Là, c'était franchement exagéré (je veux bien croire que des blondes aux yeux bleus, ils en voient pas souvent, mais là! Franchement! Je suis pas une attraction du Carnaval tout de même!) et vu mon état de fatigue et de légère mauvaise humeur, j'ai laissé de côté la politesse et ait catégoriquement (et sèchement) dit non puis suis partie rapidement rejoindre les autres, qui se trouvaient un peu à l'avant.

Vers 17h, nous avons pris le chemin de la centrale d'autobus de Veracruz, d'où notre autobus partait à 18h30 pour México D.F. Le trajet du retour a été plus long que l'allez (soit plus de 6h) en raison du trafic à divers endroits sur la route, notamment aux postes de péage. Finalement, nous sommes arrivés à la TAPO vers 1h00 du matin, où nous nous sommes dépêchés à rejoindre la billeterie de taxi seguro (taxi sécuritaire) afin de rendre chez nous. Alors que Maja, Luc et Francisco sont partis chacun de leur côté, Yvonne, Aurore et moi, qui habitons tout près les unes des autres, avons partagé un taxi pour 115 pesos (relativement cher car tarif de nuit, mais bon, pas le choix, car le quartier autour de la TAPO n'est pas trop recommandable, surtout la nuit). C'est finalement vers 1h30-45 du matin que je suis arrivée à ma chambre, exténuée du voyage et du transport, mais surtout, soulagée de pouvoir dormir seule dans mon lit.

Mes impressions du Carnaval de Veracruz: je suis contente de l'avoir vu et d'avoir pu découvrir une nouvelle ville. Toutefois, je n'ai pas aimé l'ambiance générale de la ville, surtout le samedi soir et le dimanche, car c'était un peu ''trop''. Je dirais que j'ai beaucoup plus apprécié la première moitié du voyage, qui a été somme toute plus agréable. Et je le redis, on ne va pas à Veracruz pour la plage ou pour voir la mer, qui est plutôt terne à cet endroit. Ce que je retiens le plus de Veracruz, c'est la musique que l'on trouve à chaque coin de rue, et le goût de danser qui nous prend à chaque pas que l'on fait dans ses rues coloniales et quand même charmantes.

Carnaval de Veracruz!

C'est à Veracruz que j'ai passé la dernière fin de semaine, accompagnée de Maja, Luc, Aurore, Yvonne et Francisco. Pourquoi Veracruz? Sûrement pas pour ses plages ou pour voir l'océan, (je vous expliquerai plus tard...) non: pour un événement annuel bien spécial: le Carnaval de Veracruz, connu et réputé comme étant le carnaval de Rio du Mexique (en plus petit je suis certaine à 10000 %). Ne voulant surtout pas manquer un événement de ce genre tout en ayant l'occasion de visiter une ville encore inconnue, j'ai pratiquement tout de suite accepté de faire partie de l'aventure. C'est ainsi que je me suis levée de très bonne heure (encore une fois!) vendredi matin afin de me rendre à la centrale d'autobus TAPO, d'où se faisait le départ, à 7h00. Vu l'heure, les bagages et la distance à parcourir pour se rendre à la TAPO (j'habite au sud de la ville, la TAPO se trouve à l'est, assez près de l'aéroport), nous avons opté une fois de plus pour le taxi, qui nous y a amené en 15-20 minutes environ.
Pour se rendre dans la ville de Veracruz (dans l'État de Veracruz) depuis le D.F., il faut compter minimum 5 heures. Nous avons voyagé avec ADO, une compagnie d'autobus première classe que je connaissais déjà assez bien pour l'avoir pris à plusieurs reprises pour aller à Puebla et Tehuacan. Au Mexique, on peut se permettre la première classe: le trajet México-Veracruz allez-retour, pour plus de 10 heures d'autobus, nous a coûté environ 70 dollars canadien par personne, ce qui n'est pratiquement rien comparativement aux tarifs d'Orléans express au Québec, on est d'accord...;)

Après environ 5 heures de route de somnolence intense et de films plates (pour faire changement), nous sommes enfin arrivés à Veracruz. Le choc thermique nous a quelque peu atteint lorsque nous sommes sortis de la gare d'autobus: il devait faire 30 degrés en plus de l'humidité, ce qui était très, très chaud! Afin de se rendre à l'hotel qui était situé au centre, nous avons pris un bus en direction du zocalo. Après plusieurs minutes de marche et de recherche (le plan que nous avions n'indiquait pas le bon emplacement pour l'hotel apparemment), nous sommes finalement arrivés à l'hotel ''La sirena'', notre hébergement pour les deux prochaines nuits. En ce qui concerne la chambre, celle-ci comprenait un lit triple, un lit double et un lit simple, ce qui était parfait puisque nous étions 6 personnes. La chambre était moyennement grande, nous avions un balcon et l'air climatisé (indispensable!), ce qui était plutôt bien.
Une fois changés (à Veracruz, on s'habille très légèrement, sinon on ne survit pas! haha), nous sommes allés manger sur une terrasse située au zocalo de Veracruz. Puis, par la suite, nous en avons profité pour visiter la partie historique de Veracruz et le port. Vous excuserez ma déformation professionnelle, mais je ne peux m'empêcher de vous donner quelques petites informations à propos de cette ville: Veracruz, de son nom ''ancien''  Villa Rica de la Vera Cruz, est, si je ne m'abuse, la plus ancienne ville du Mexique, puisque Hernan Cortés lui-même y a accosté en 1519, date de ''découverte'' du Mexique. À l'époque de la colonie, Veracruz était le port officiel qui marchandait avec le reste de l'Amérique latine (encore colonies). Aujourd'hui, Veracruz est d'ailleurs le port (commercial) le plus important du Mexique. En sachant cette information, il n'est pas surprenant de voir des cargos, bateaux de pêche et containers, ce qui, malheureusement, gâche la vue sur l'océan. Veracruz, comme toute ville côtière, compte une plage principale, hélas terne et plutôt mal entretenue. Bref, on ne va pas à Veracruz pour profiter de la plage!
Lors de notre promenade près du port, nous en avons profité, les filles, pour nous acheter des masques (à moins de 50 pesos chacun) afin de participer un tant soit peu au carnaval. Nous les avons d'ailleurs portés au cours de la soirée, lorsque nous sommes sortis prendre un verre. Même si la grosse journée du carnaval était le samedi soir, déjà le vendredi soir, il y avait une bonne ambiance dans la ville: les terrasses étaient pleines et des musiciens et mariachis jouaient de la musique un peu partout. Avec la température et la compagnie, c'était vraiment très agréable! Vu que nous étions tous fatigués de notre journée, nous sommes retournés à l'hôtel relativement ''tôt'', soit vers 1h30.

Le samedi, il faisait aussi chaud que la veille, mais l'ambiance dans la ville était plus survolté: c'était le grand jour du carnaval, le jour du défilé, jour (ou plutôt nuit) où tout le monde allait sortir dans les rues faire la fête. Déjà depuis 9h00, la musique retentissait partout dans la ville: des musiciens qui jouaient de la musique traditionnelle de Veracruz, de la musique cubaine, du reggaeton à fond la caisse...il y avait une chanson différente à chaque coin de rue! Décidément, à Veracruz, pas besoin d'amener son mp3 ou ipod: la ville respire la musique, ce qui est vraiment très agréable en soi, sauf peut-être quand vous voulez dormir...enfin.
Samedi après-midi, Maja, Yvonne et moi en avons profité pour aller magasiner dans les différents marchés d'artisanats et boutiques du centre de Veracruz. Vous vous imaginez que nous ne sommes pas repartis les mains vides! Pour ma part, j'ai fait l'acquisition d'une robe, de t-shirts officiels du carnaval, de sandales, d'un porte-clé et d'une bourse en noix de coco pour mettre ma monnaie. Puis, à 5h, nous avons pris la direction du défilé, car on (les employés de l'hôtel) nous avait dit que celui-ci allait commencer vers 6h00. Ne voulant surtout pas le rater, nous avons décidé d'arriver un peu en avance, histoire aussi de se trouver un emplacement dans les estrades. Sur place, il y avait déjà pas mal de monde, quoique c'était loin d'être encore plein. Le défilé avait lieu sur une des rues principales de Veracruz, qui longe la côte. Sur quelques kilomètres, des estrades étaient disposés pour les nombreux ''carnavaleux'', dont la majorité portait un masque, une perruque ou un déguisement quelconque. Ajouté à cela les nombreux vendeurs ambulants de barbe à papa, de chips et bières ainsi que la musique en plein air, l'ambiance était définitivement à la fête.
Pour pouvoir assister au défilé depuis les estrades (donc pour pouvoir être assis ''confortablement), il faut payer un prix se situant entre 35 et 50 pesos par personne, ce qui demeure raisonnable. Pour notre part, il nous en a coûté 45 pesos chacun pour l'emplacement choisi.
Une fois installés dans les estrades, il était environ 6h30, et le défilé n'était toujours commencé. 7h30, 8h00....toujours pas de défilé. Il a fallu attendre à 9h pour que le cortège de police en quatre roues et en voiture, ainsi que la police antiémeute, ouvre la voie au défilé tout en tassant les centaines de personnes qui marchaient encore dans la rue. Cette ''démonstration'' de la police était assez drôle, car plusieurs personnes dans les estrades, quelques peu éméchées déjà par la bière je suppose, criait des noms à la police, dans le genre: ''corruptos! (corrompus!)'' ou ''perros''! Assez comique...

Suite à venir!

mardi 22 février 2011

Michoacan, Michoacan...

Dimanche dernier, nous avons quitté le D.F. pour l'espace d'une journée (juste assez pour que mes allergies dues à la pollution partent momentanément) afin de nous rendre dans l'État de Michoacan (côte ouest), où l'on peut admirer, dans un sanctuaire, les papillons monarques qui émigrent du Canada tous les hivers.

Cette journée passée à Michoacan a été des plus éprouvantes, et vous allez comprendre pourquoi en lisant mon post...

À 5h30 du matin, je me suis péniblement levée et préparée pour notre journée ''d'expédition''. À 6h15, je devais être à l'entrée de mon complexe afin d'y rejoindre Maja, qui venait me prendre en taxi.Le point de rencontre du groupe (nous étions environ 50 personnes je crois, réparties sur 2 autobus) se trouvait au Metro Viveros/Derechos Humanos, soit la station de métro juste après la mienne. Cependant, nous avons préféré le taxi au métro, puisque le dimanche, le métro ouvre à 7h00 (au lieu de 5h) et aussi parce que je n'aime pas particulièrement me promener dehors lorsqu'il fait noir....enfin.

Arrivées au point de rencontre, nous avons attendu les autres, soit Luc, Becky (Californie) et Esther (Hollande). Nous avons aussi rencontré d'autres étudiants étrangers de la UNAM, soit des Français et des Colombiens.
Vers 7h00, nous avons pu entrer dans l'autobus no 1 (il y a deux autobus comme je le disais). Dans l'autobus, il y avait des gens de tous âges: des étudiants, des familles avec enfants en bas âge et même des bébés, des couples, des personnes dans la quarantaine et cinquantaine...De ce que j'ai vu, la plupart des gens étaient mexicains.
Puis, le guide/organisateur est monté dans notre autobus afin de nous expliquer le déroulement du voyage. À ce moment-là, j'ai su que le sanctuaire des monarques était situé non à 3h de route comme je le croyais au départ, mais bien 4-5h de route, ce qui nous faisait au moins 8h d'autobus dans la même journée. Mais bon, il fallait prendre notre mal en patience si on voulait voir les papillons...

Le premier 2/3 du trajet s'est bien déroulé. J'étais assise avec Maja, avec qui j'ai parlé une bonne partie du voyage. En plus, cette fois-ci le film était bon alors nous avons pu passer le temps plus rapidement. Puis, vers 11h, soit 3h30 après notre départ, l'autobus s'est arrêté sur le bord de la route, en plein état de Michoacan. On se demandait pourquoi le chauffeur avait décidé d'arrêter à cet endroit, car il n'y avait pratiquement rien dans les alentours (c'était la campagne) et nous avions déjà fait une pause 2h avant. 15 minutes plus tard, l'autobus était toujours immobilisé et la température commençait sérieusement à monter à l'intérieur (il faisait 28 degrés alors qu'au départ il faisait 17 degrés). Puis, le guide est monté dans l'autobus pour nous annoncer que le véhicule expérimentait un bris mécanique, soit que la circulation d'air ne se faisait plus et que le moteur pouvait potentiellement chauffer. Le chauffeur essayait de régler le problème, mais on n'avait aucune idée du moment où on pourrait partir. Le guide a donc proposé que le 2e autobus (qui était aussi immobilisé derrière nous) parte reconduire les gens au sanctuaire, qui se trouvait à 1h de route pour ensuite revenir pour nous. Si vous faites le calcul, vous comprenez que le temps d'attente, à procéder ainsi, aurait été de 2h, plus 1h de route par la suite. C'était beaucoup trop long, il faisait chaud et nous avions faim. Pour ma part, je n'avais pas déjeuné et j'avais amené 1 banane et deux barres tendres, que j'avais déjà englouties au début du trajet. Vu que nous ne savions pas combien de temps nous allions attendre, Luc et moi sommes descendus de l'autobus (comme la plupart des gens d'ailleurs) et avons entrepris de trouver un dépanneur dans les alentours. Heureusement pour nous, il y en avait un de l'autre côté de la route, et nous avons donc pu acheter des chips et un sandwich à la crème glacée (vu que c'était un petit dépanneur, on ne trouvait pas grand chose de santé...) afin de se contenter.
Puis, le guide, voyant les gens s'impatienter, a fait arrêter quelques peseros (volkswagen westfalia qui agit à titre de bus locaux) et a demandé à tout le monde du premier autobus de monter dans ces ''autobus'' afin de nous rendre au sanctuaire. Ainsi, nous sommes montés les 5, ainsi que 6 autres personnes, dans le volkswagen. Il faisait chaud, nous étions coincés et le trajet était d'une bonne trentaine de minutes. La route était souvent en pente (vu que nous montions dans la montagne), et le véhicule, plutôt vieux, semblait avoir de la difficulté à monter. Même que, à deux reprises, le chauffeur a du faire marche-arrière afin de prendre un élan pour réussir à monter la côte...rassurant.

Nous sommes finalement arrivés au sanctuaire des papillons monarques vers 13h, soit avec plus d'une heure de retard. Avant d'aller voir les papillons, nous sommes allés manger dans l'un des nombreux petits restaurants typiques qui se trouvaient à l'entrée du sanctuaire. Pour ma part, je me sentais mal et j'avais tellement pas beaucoup mangé que je n'avais plus le goût de manger, donc je n'ai pu avaler qu'un peu de riz avec des tortillas et j'ai bu beaucoup d'eau. Par chance, par la suite je me sentais mieux (quoique pas ''top shape'' pour mon manque de sommeil et de nourriture). Je dis bien par chance, car pour pouvoir admirer les papillons, nous devions faire une ascension dans la forêt pendant plus de 30 minutes (ça nous ne le savions pas avant...). Une chance que j'avais mis des souliers confortables...

L'ascension a été assez pénible, mais une fois arrivés au lieu que l'on appelle le sanctuaire, nous avons vite oublié notre fatigue pour laisser place à l'étonnement et à l'admiration: il devait y avoir des centaines, voire même des milliers de papillons monarques qui volaient sous nos yeux, au-dessus de nos têtes et qui se posaient dans les arbustes et dans les arbres. Je n'avais évidemment jamais vu autant de papillons monarques en même temps, et ce, bien que ceux-ci proviennent du Canada!
Nous essayions tant bien que mal de prendre des photos, ce qui n'était pas chose facile en raison de leur déplacement rapide. Ainsi, j'ai opté pour la vidéo, qui rend un peu mieux l'état réel de la situation.
Une vingtaine de minutes plus tard, il nous fallait redescendre afin de rejoindre le groupe près de l'autobus. Il faut dire qu'avec le temps perdu en raison du problème mécanique, nous avions moins de temps pour se promener et voir les papillons...
En redescendant, j'ai repéré un endroit sur le bord du sentier où plusieurs papillons monarques allaient se poser sur des fleurs afin de butiner, ce qui me permettait de prendre des photos de proche. D'ailleurs, c'est à cet endroit que j'ai pris mes meilleures photos, dont une qui, selon moi, serait digne d'une carte postale! J'étais assez fière de moi je dois dire :).

Tout en redescendant vers l'autobus, nous sommes passé dans un marché d'artisanat où on pouvait acheter toutes sortes de choses. Pour ma part, j'ai acheté (et négocié bien sûr) un t-shirt souvenir du sanctuaire des monarques ainsi que 2 linges fait à la main où l'on avait brodé un papillon monarque (l'attraction du coin, bien sûr). Le tout m'a coûté 100 pesos, soit 8 dollars canadiens, ce qui selon moi est très raisonnable. Je n'ai malheureusement pas pu davantage magasiner vu que nous étions plutôt pressés de rejoindre le groupe.

Une fois tout le monde réuni, le guide nous a expliqué que notre autobus n'était toujours pas réparée et qu'il fallait monter tous dans le même autobus afin de se rendre à notre deuxième et dernière activité, soit aller voir une cascade (Salto) qui se trouvait dans le coin. Évidemment, il n'y avait pas de siège pour tout le monde et plusieurs personnes ont dû rester debout pendant une quinzaine de minutes, soit jusqu'à ce que l'on soit arrivés à destination.
Pour aller à la cascade en question, il fallait payer un surplus, soit 10 pesos (80 cents), qui n'était pas compris dans le prix du voyage. Le guide nous a averti que pour se rendre à la cascade, l'on devait marché dans un sentier et ensuite descendre la falaise, ce qui nous prendrait 30 minutes environ. La première moitié du chemin était plutôt facile, mais lorsque nous sommes arrivés à la falaise, nous nous sommes rendus compte qu'il nous faudrait emprunter une pente très, mais très à pic, et ce durant une quinzaine de minutes. La descente était difficile (attendez de voir la montée...) et il fallait faire attention où l'on mettait les pieds. Bref, ce n'était vraiment pas de tout repos!
Puis, nous avons finalement aperçu le fameux Salto (cascades), non sans une certaine déception (pour ma part). Le paysage était très beau, la cascade était belle, mais plutôt petite. Moi qui s'attendait à voir quelque chose de vraiment époustouflant...j'étais un peu déçue, surtout compte tenu des efforts que l'on devait mettre pour atteindre la cascade (et pour remonter ensuite!!). Nous sommes restés une quinzaine de minutes près de la cascade à prendre plusieurs photos, puis nous avons entamés notre montée, qui était encore plus difficile que la montée du sanctuaire car plus à pic. C'est avec soulagement et essoufflés à l'extrême que nous avons atteint le sommet, où il ne nous restait plus qu'à traverser un boisée afin de nous rendre à l'entrée du parc.
À notre arrivée, le premier autobus n'était toujours pas là et le soleil commençait à descendre, il était environ 6h30. Le guide nous a expliqué qu'un autre autobus était parti du DF plus tôt dans la journée pour venir nous chercher, mais qu'il n'était pas capable de communiquer avec le chauffeur en raison d'un manque de réseau...Ainsi, vu qu'il commençait à faire noir et que l'on se trouvait en plein milieu de nulle part, le guide nous a fait signe de tous monter dans l'autobus afin de nous rendre au premier village rencontré, où l'on pourrait manger et attendre l'autobus.
Le trajet jusqu'au village a duré une bonne vingtaine de minutes, période durant laquelle nous avons dû, les 5, faire le trajet debout, et ce malgré notre fatiguée et nos maux de pieds/jambes (je vous confirme que debout dans un autobus voyageur, c'est vraiment pas le top).
Puis, nous avons finalement atteint le village (ou ville, je ne sais pas trop) en question. Il était 7h30 et il faisait noir. Le guide nous a dit que l'autobus arriverait dans une heure et que nous avions le temps de trouver un endroit pour manger. Ainsi, les 5 ainsi que plusieurs autres personnes, nous sommes descendus de l'autobus et avons entrepris de trouver un restaurant ou une taqueria. Je vais vous avouer que je n'ai pas du tout aimé mon heure passée dans ce village de Michoacan. Pourquoi? De un, il faisait noir. De deux, nous étions 5 étrangers (nous aurions préféré aller manger en groupe, mais tous les autres ont décidé, stupidement selon moi, de se séparer afin de chercher individuellement un endroit) à déambuler dans une ville dont nous ne connaissions même pas le nom. De trois, nous nous trouvions dans l'État de Michoacan, un état malheureusement réputé comme étant un état de narcotrafiquant...
et de quatre: sur la rue principale près du zocalo, plusieurs voitures genre 4x4 ou voiture sport passaient l'une après l'autre, la musique ''boum boum'' au fond et des lumières bleues flash posées sur le devant ou en-dessous des voitures. Bref, ça avait tout l'air de gangster ou narcos qui faisaient ''leur tournée''...

Étant plutôt inconfortable dans la situation, nous avons entrepris de marcher rapidement (mais sûrement) et de trouver un endroit où l'on pourrait manger. Les restaurants semblaient tous fermés, mais nous avons déniché, juste à côté du zocalo, un stand où une dame vendait des hot cakes et des frites. Puisque nous ne voulions pas nous aventurer trop loin et que nous avions faim, nous avons tout de suite pris cette option.
Pendant que nous mangions (debout devant le stand, c'est-à-dire dehors), un monsieur bizarre s'est approché de nous et à commencer à nous parler et à nous demander si nous étions des aborigènes d'Australie (ok....!!!). Vu qu'il avait l'air saoul, que nous ne le connaissions pas et que nous trouvions que la ville était des plus louches, nous lui avons fait comprendre que ''nous ne comprenions pas l'espagnol'' et il a fini par s'en aller, un peu dérangé par le fait que nous lui avions tourné le dos.
Puis, nous avons rapidement regagné la rue où se trouvait le 2e autobus. C'est avec soulagement que quelques minutes plus tard, nous avons pu monter dans l'autobus provenant du DF qui venait tout juste d'arriver. À 8h30, nous sommes donc repartis vers México. Le trajet a été nettement plus rapide que celui du matin, car nous sommes entrés dans le DF à 11h30, soit 3h plus tard (il faut dire que j'ai dormi la moitié du trajet aussi...nous étions tous exténués). Une demie heure plus tard (il est grand le DF...), nous sommes arrivés à destination, soit au metro Viveros. De là, j'ai pris un taxi avec Maja afin de regagner ma chambre. Je suis finalement arrivée dans ma chambre à 12h30, complètement exténuée et lasse du voyage que je venais de faire. Mais surtout, je me suis promise une chose: ne plus jamais faire de voyage organisé au Mexique...