lundi 17 janvier 2011

Inscription à l'UNAM

Aujourd'hui lundi le 17 janvier, j'ai décidé d'aller à l'UNAM afin de m'inscrire à mes cours (on pouvait le faire à partir d'aujourd'hui selon ma lettre d'acceptation). Ayant légèrement étudié le plan de la UNAM, j'ai décidé de commencer par la faculté de sciences politiques et sociales, qui est davantage éloignée que la faculté des lettres et philosophie ou la bibliothèque. Pour pouvoir me rendre à cette faculté, j'ai opté une autre fois pour le métro: du métro Miguel Angel de Quevedo,  je n'avais qu'une station à faire avant d'arriver à la station universidad, ce qui se fait dans un laps de temps relativement court. Une fois arrivée à la CU, j'ai pris un pumabus de la ligne 3, qui m'amènerait à la faculté des sciences politiques et sociales. Une fois descendue de l'autobus, quelle surprise j'ai eu de constater l'immensité de la faculté: on dirait l'université laval, mais avec les édifices plus condensés...bref, c'est grand en maudit.
Le pire dans tout ça, c'est que je ne savais aucunement à qui je devais m'adresser pour m'inscrire à mes cours. Donc, en sortant de l'autobus, j'ai décidé d'opter pour la voie ''facile'': j'ai suivi le groupe d'étudiant en me disant qu'ils allaient peut-être dans la direction qui m'intéresserait. Entrée dans l'édifice, je me suis immédiatement adressée à une madame préposée à l'accueil. Celle-ci m'a référé au 3e étage de l'édifice E (j'étais dans le C je crois), en me disant qu'ils allaient pouvoir m'aider. C'est bien beau tout ça, mais il est où l'édifice E? Avec tous les arbres et les passerelles, on arrive pas à bien voir les lettres inscrites sur les bâtiments et j'ai dû demander mon chemin à une étudiante à l'extérieur.
Une fois rendue dans le fameux édifice E, je suis allée au 3e étage comme on me l'avait dit et je suis tombée sur une dame qui, à son tour, m'a dit que je n'étais pas au bon endroit et que je devais me rendre au rez-de-chaussée. La dame m'a demandé si je parlais français, j'ai répondu que oui (bien sûr) et elle s'est mise à parler un français impeccable! Je la soupçonne d'être une française...de toute manière, elle avait pas l'air d'une mexicaine!

Finalement, cette dame francophone m'a référée à un professeur qui se trouve à être un coordinateur de programme (genre monsieur Pattee pour ceux qui connaissent :P). Ce même monsieur, qui s'avère être très gentil, m'a expliqué qu'il n'était pas coordinateur du programme de politique et RI, mais bien de communication! Toutefois, il m'a offert son aide et m'a aidé à trouver le cours qui m'intéressait sur le site internet de la faculté. Une fois le no de cours et le nom du professeur notés, il m'a invité à le suivre dans un autre édifice afin de me référer à une dame. Ce monsieur a vraiment été super gentil avec moi, il me posait des questions sur Québec et avait noté, de par mon accent que je parlais français (comme si ça s'entendait pas lol). Puis, en me laissant avec la dame, il m'a laissé sa carte et m'a invité à recommuniquer avec lui si jamais j'avais des doutes ou questions. J'étais vraiment contente que quelqu'un m'aide, car j'étais vraiment perdue...! 
Puis, la dame m'a expliquée que je devais retourner la voir afin de m'inscrire à mes cours, mais seulement à partir du 31 janvier. Ce qu'elle voulait dire, c'est que dans le fond je vais assister à mon premier cours sans être officiellement inscrite, puis, si j'aime le cours, je n'aurai qu'à aller la voir pour finaliser mon inscription. 

Une fois ce beau mystère résolu, j'ai décidé de m'attaquer à la faculté des lettres et philosophie. Là-bas, la tâche était plus facile: je n'ai eu qu'à demander mon chemin une seule fois. Finalement arrivée au bureau de la dame que l'on m'avait référée, j'ai expliqué mon cas et elle m'a tout de suite invité à m'asseoir afin de faire ma pré-inscription de mes cours sur internet. Résultat: je suis inscrite à 4 cours dans cette faculté, soit literatura alemana 1, revolucion mexicana 2, mexico contemporaneo 1,  mexico y america latina 2. 

Satisfaite de ma matinée et l'estomac gargouillant, j'ai décidé d'aller faire un tour à la cafétéria de la faculté. J'étais allée la semaine passée avec Pedro, donc je connaissais un peu l'endroit. J'ai commandé une torta de chorizo (oui, j'aime ça bon! ), qui m'a coûté à peine 3$ canadiens et qui remplit assez bien la panse (c'est quand même gras!).

En après-midi, j'ai décidé de poursuivre un peu mon exploration de la UNAM. J'ai pris quelques photos, que j'ajouterai bientôt sur facebook. Je suis allée voir le musée de sciences de l'UNAM (eh oui, un VRAI musée dans mon université d'accueil :D), qui accueille depuis septembre l'exposition BODY, qu'on a reçu à Québec en 2008.

Ce soir, à part discuter avec Ximena et sur skype, je n'ai pas fait grand chose. Puisque tout le monde me conseille de rester à l'intérieur la soir(raison de sécurité...), je m'arrange pour tout faire avant la nuit tombée. Déjà, il est près de minuit et j'ai une grosse journée qui m'attends demain: je vais sortir pour la première fois de la délégation coyoacan pour m'aventurer dans le quartier des ambassades: polanco, pour ensuite me rendre dans la direction opposé, au terminus d'autobus où j'achèterai mon billet pour Acapulco.

Nostalgie trotskiste

Lorsque je me suis réveillée dimanche matin, j'étais reposée et de bonne humeur. Une fois mes toasts au beurre d'arachide ingérées (ben quoi, c'est nourrissant!), j'ai décidé de retourner faire des achats au wal-mart, car je n'avais pas pu tout acheter la veille. À mon retour, j'ai décidé d'aller visiter un autre musée: la Casa Trotsky. Pourquoi ai-je décidé d'aller me plonger dans le passé communiste du Mexique? Premièrement parce que ce musée-maison dédié à Trotsky se trouve assez proche de la Casa Azul, donc je connaissais le chemin pour m'y rendre, deuxièmement parce que le prix d'entrée était raisonnable (3.50 dollars canadiens à peu près) et que le musée était en fait la maison où Trotsky a habité durant quelques mois, avant de se faire assassiner en 1940!
Un peu comme la Casa Azul, la première partie du musée Trotsky est consacrée à des photos et objets ayant appartenu à cet architecte de la révolution russe. La deuxième partie du musée, beaucoup plus agréable à visiter quant à l'ambiance qui y règne et au décor qui nous entoure, consiste en la maison comme telle. On y retrouve encore une fois une belle cour intérieure, avec des palmiers, fleurs et toutes sortes de plantes. C'est vraiment très joli. :)
Dans le jardin, on trouve également un grand monument érigé en l'honneur de Trotsky et sa deuxième femme. D'ailleurs, si vous voulez voir les photos, vous n'avez qu'à aller sur ma page facebook, dans la section México 2011 ;)
En parlant de photo, la dame à l'entrée du musée voulait me charger 15 pesos de plus pour que je puisse prendre des photos. J'avais refusé et demander d'avoir un billet ''ordinaire'' de 40 pesos. Cependant, puisqu'il n'y avait jamais aucun surveillant dans les parages, j'ai pu prendre plusieurs clichés en cachette hihihi :)
En ce qui concerne la maison, une atmosphère spéciale et à la limite macabre y règne, surtout quand on connaît l'histoire de ce fameux personnage de l'histoire communiste. En gros, les idées de Trotsky divergeaient de celles de Staline, qui d'ailleurs a fait tué ou disparaître tous ses opposants (aller voir ma photo...). Trotsky a dû s'exiler dans plusieurs pays différents, pour, finalement, demander l'asile politique au Mexique en 1937 (si je ne m'abuse...). Trotsky était recherché et sa vie était menacé. Il a d'ailleurs été victime d'un premier attentat en 1939-1940: sa chambre a été criblée de balles. Heureusement pour lui, à ce moment-là, il s'en était sorti sain et sauf. Vu l'immense danger que cet homme courait, on comprend bien pourquoi la maison avait tant de protection: plusieurs fenêtres ont été complètement bouchées, les portes, renforcées, et même, quelques tours de guets donnant sur la cour intérieur ont été installées! Malgré toute cette protection et les gardes du corps que Trotsky possédait, cela n'a pas été suffisant: l'ennemi a réussi à s'infiltrer à l'intérieur de la maison et frapper Trotsky durement à la tête. Celui-ci est mort quelques heures plus tard, à l'hôpital.
En sachant tout ça, imaginez-vous entrer dans cette maison là et voir le bureau de Trotsky (l'endroit où il a été victime du 2e attentat), ou sa chambre, qui porte encore les marques du premier attentat (on voit encore les trous des balles dans les murs...). C'est à la limite du flippant.

Bilan de cette visite: encore une fois belle maison, très instructif, mais atmosphère inconfortable. Si on me demandait de chosir entre la Casa Azul ou Trotsky, je choisirais sans nulle doute la première pour son plus grand charme et pour l'histoire de cette femme exceptionnellement intense. N'empêche, si vous allez à Mexico city, je vous recommande de faire ce musée et le musée de Frida dans la même journée, pour des raisons de proximité géographique.

Première journée à México

Hier, je me suis levée en meilleur état que lorsque je me suis couchée la veille: j'étais reposée et j'allais maintenant affronter un jour nouveau et assez significatif: mon tout premier jour, ''seule'', dans une des capitales les plus grandes et les plus polluées du monde. Une fois ma douche prise (j'ai eu de la chance, l'eau était déjà chaude, donc je n'ai pas eu à allumer le boiler et à attendre 1h que l'eau soit réchauffée...) Puis, j'ai dressé une liste d'épicerie (ma première!!!!) et suis partie en direction du wal-mart, qui se trouve à 10 minutes de marche de ma chambre. Honnêtement, je n'aurais jamais été aussi contente d'aller dans un wal-mart de toute ma vie!! C'est que ce wal-mart est un MÉGAWALMART: on retrouve de tout, et quand je dis tout, c'est tout!!! Ainsi, j'ai pu trouver tout ce dont j'avais besoin, des céréales spécial K à la sauce à la viande pour spaghetti!! Quel soulagement de pouvoir manger comme à la maison! :D Je n'ai rien contre la bouffe mexicaine, mais ça fait du bien de manger autre chose que des tortillas, de la viande et du piquant de temps en temps !! Au fait, dans un post ultérieur, j'élaborerai sur la bouffe mexicaine, et vous allez constater qu'on est assez loin de la bouffe ''nord-américaine''!

Arrivée à la caisse, j'ai eu un certain doute sur ma capacité à payer tout ce dont j'avais acheté. C'est que je n'avais que 300 pesos avec moi, soit 25 dollars environ, pourtant j'avais près de 10 articles, quelques uns plus chers que les autres bien sûr. C'est finalement avec un peu d'étonnement que j'ai constaté que la facture n'avait monté qu'à 205 pesos, soit 18 dollars canadiens. Il faut dire qu'au Mexique, tout coûte moins cher (ou presque...), et ce, même dans un wal-mart!

J'avais beaucoup d'articles, et les sacs fournis étaient plutôt petits, ce qui m'a obligé à retourner à ma chambre, encombrée de plusieurs paquets qui menaçaient dangereusement de déchirer (à noter que les sac chez wal-mart, en tout cas au Mexique, ne semblent vraiment pas résistants).

Une fois rendue à l'appartement, j'ai pu manger mon premier déjeuner québécois en 10 jours, c'est-à-dire des toasts au beurre d'arachide. :)

Il était déjà midi et je me devais de sortir de l'appart pour explorer un peu le quartier. J'ai tout de suite opté pour le musée de Frida Kahlo, connu sous le nom de ''Casa Azul'' (la maison est de couleur bleue, vous l'aurez deviné). Ce musée se trouve dans mon quartier, par contre vu la distance qui nous séparait j'ai opté pour le métro. Selon google maps et la carte de Coyoacan de mon guide du routard sur le Mexique (très, très bon investissement soit dit en passant, je l'ai rentabilisé il y a 2 ans lors de mon premier séjour au Mexique), je devais aller prendre le métro à la station Miguel Angel de Quevedo pour descendre 2 stations plus loin, soit celle de Coyoacan. Ensuite, j'avais une quinzaine de minutes à marcher pour enfin arriver à la fameuse Casa Azul.
À noter que c'était la première fois que je prenais le métro seule de toute ma vie. Je sais que ce n'est pas si compliqué et assez banal, mais il faut une première fois à tout ein! Heureusement, je l'avais pris avec Pedro au début de la semaine, ainsi je ne me sentais pas trop déboussolée.
Comme je l'ai mentionné antérieurement, il en coûte 3 pesos pour un billet de metro, ce qui équivaut environ à 25 cents canadiens, ce qui est selon moi assez dérisoire comme prix, quand on pense qu'on peut traverser toute la ville (ou presque) avec un 30 sous!
Lorsque j'ai pris le métro à l'aller, il n'y avait pas trop de monde et les wagons étaient mixtes (ils sont séparés seulement sur les grosses lignes de métro et aux heures de pointe). J'ai suivi les conseils que ma belle-soeur m'avait donné, c-à-d, de porter mon sac devant moi (je portais un sac en bandoulière dans lequel je traînait une bouteille d'eau, mon guide du routard et un appareil photo, mes cartes et mon argent se trouvaient dans une ceinture spéciale, attachée autour de ma taille sous mes vêtements, de sorte qu'elle ne paraisse pas. Au fait, si vous allez dans les grandes villes, je vous conseille fortement cette ceinture ''passeport'', c'est extrêmement pratique et sécuritaire), transporter une petite somme d'argent seulement, regarder droit devant moi en ayant l'air de savoir parfaitement où j'allais et ne pas parler à personne dans le métro.
Dans le métro de México, comme dans tous les autres métros du monde j'imagine, il y a des vendeurs ambulants qui s'époumonent constamment pour essayer de vendre leurs gommes, biscuits, CD, etc. Je me demande si leur journée passée dans le métro est rentable, car honnêtement je n'ai pas vu grand monde acheter de leurs produits, tout le monde a l'air blasé dans le métro.

Une fois sortie du métro, je me suis rapidement repérée et a commencé à marcher en direction de la Casa Azul. J'avais plusieurs rues à prendre et je devais pour cela me fier à la carte incluse dans mon guide du routard. Lorsque je voulais consulter mon guide, je m'arrangeais toujours pour le faire de manière subtile, question de pas avoir l'air trop ''étrangère'' et donc ''vulnérable''. En me repérant grâce aux pancartes des noms de rue et à mon guide, j'ai pu me rendre sans encombres à la Casa Azul.

Le musée de Frida Kahlo, c'est en fait la maison où Frida Kahlo et Diego Rivera ont vécu. Pour ceux qui se demandent qui sont ces intrigants personnages et pourquoi un important musée leur est dédié, et bien ce sont, à ma connaissance, les deux plus grands peintres mexicains de l'histoire de l'art (pour vous l'affirmer à 10000%, il faudrait que je demande à ma propriétaire, Ximena, elle enseigne l'histoire de l'art et est une artiste peintre!). Frida Kahlo et Diego Rivera ont vécu dans la première moitié du 20e siècle et formait un couple assez intense. Il faut dire que Diego Rivera, à part d'être muraliste, peignait des modèles nues, mais ne se contentait pas de les peindre, si vous voyez ce que je veux dire...Enfin, Frida Kahlo était follement amoureuse de Diego Rivera, mais aussi infiniment jalouse.
La maison, de style coloniale (comme toutes les maisons de ce quartier-là), est très jolie et peinte de couleur bleu vif. À noter qu'il en coûte 55 pesos, soit environ 5$, pour visiter cette maison. Normalement, si j'avais eu une carte étudiante d'une institution mexicaine (je n'ai pas encore eu de carte étudiante de l'UNAM...), il m'en aurait coûté 20$. Mais bon, 5$ est déjà un prix raisonnable.
Ce qui est dommage, c'est qu'on ne peut pas prendre de photos à l'intérieur de la maison et qu'on doit laisser nos sacs à dos dans un casier, mais bon, comme tout musée qui se respecte, il y a des contraintes et c'est normal si on veut conserver les oeuvres d'art et les objets.
La première partie du musée est consacrée à des photographies de Frida et de sa famille, ainsi qu'à de nombreuses oeuvres de l'artiste. Au fait, Frida Kahlo a fait plusieurs autoportraits d'elle-même, et souvent les autoportraits sont déformés, c'est-à-dire qu'ils ne reflètent pas la réalité. Il faut dire que Frida Kahlo, lorsqu'elle était jeune, a eu un accident grave (accident d'autobus) et a dû passer beaucoup de temps cloué au lit, incapable de se lever. Ainsi, pour passer le temps, Frida peignait son autoportrait, avec l'aide d'un mirroir que sa mère avait accroché au plafond, au-dessus de son lit.
Un thème récurrent de ces peintures est l'incapacité de donner naissance à un enfant. Frida Kahlo semblait absolument obsédée par ce désir profond d'avoir un enfant; cependant elle n'était pas en mesure de le faire en raison de son accident, et cela se reflète très souvent dans ses oeuvres.

La seconde partie du musée est en fait leur maison proprement dite. On retrouve la salle à manger, la cuisine, l'atelier et les chambres supposément tels qu'ils étaient à l'époque, avec les meubles et objets authentiques. La maison est très belle et on peut facilement s'imaginer Frida, en train de peindre, couchée sur son lit, ou encore dans son atelier qui donne sur le jardin intérieur.

Parlant de cour intérieure, celle-ci est très belle, et heureusement pour moi, on pouvait prendre des photos. Le jardin est magnifique et plusieurs bancs et petites tables sont mis à la disposition des visiteurs qui ont envie d'admirer le paysage ou prendre un petit café.
Après une visite bien complète de la Casa Azul, j'ai décidé de me diriger vers le zocalo de Coyoacan, qui se trouve à 10 minutes de marche environ.
Soit dit en passant, le quartier coyoacan est très joli et on tombe facilement sous son charme: les maisons sont coquettes et colorées, la vie est plus paisible qu'au centre de México. Le zocalo de Coyoacan est particulièrement beau. Comme tout zocalo qui se respecte (au fait, un zocalo est un centre, une place, un peu comme place D'Youville à Québec),  on y retrouve l'église, l'hôtel de ville et des restaurants et au centre, on retrouve un parc que les gens de la ville aiment fréquenter, surtout la fin de semaine.
Vu que l'église était ouverte, j'ai décidé d'entrer pour y jeter un oeil. Comme à chaque fois que je suis entrée dans une église mexicaine, j'en ai eu le souffle coupé: les voûtes sont hautes et majestueuses, on retrouve des dorures à profusion. Bref, c'est magnifique. Lorsque je suis entrée, une messe était célébrée et je n'ai pas voulu trop m'avancer. Cependant, j'ai réussi à prendre quelques clichés, quoiqu'un peu sombres. Vous pourrez les voir sur mon facebook, dans la section méxico 2011 ;).

Juste en face du zocalo se trouve un marché d'artisanat sur deux étages. Le rez-de-chaussée constitue un marché d'artisanat conventionnel, comme on en trouve partout au Mexique (des sacs tissés, des sombreros, de la poterie, des bonbons mexicains et j'en passe....). L'étage d'au-dessus, c'est l'étage des hippies, mais pas à peu près.  Les stands vendant des produits faisant référence à l'ère hippie s'entassent dans un espace plutôt restreint, et il est difficile de circuler avec tout le monde qui fréquente l'endroit. C'est plutôt cacophonique comme bruit, car chaque vendeur agrémente son stand de sa propre musique, du gros rock allant au reggae.

Sur le chemin du retour, je suis passée à côté d'une churreria (magasin où on vend des churros) et je n'ai pas pu m'empêcher d'y faire un tour, moi qui adoooooooore les churros. Vous vous imaginez bien que je ne suis pas repartie les mains vides! De toute manière, le sac de 6 churros coûtait 1$, j'aurais été bien folle de pas en acheter! :) Au fait, les churros est un dessert ou collation qui vient d'Espagne. On en retrouve surtout au centre du Mexique (j'en ai jamais vu dans les zones tropicales), où il fait plus ''froid''. C'est difficile à décrire, alors je vous invite à cliquer sur ce lien pour vous donner une idée de ce que ça peut être:
http://www.foodnetwork.com/recipes/corn-muffin-churros-recipe2/index.html

sinon, vous n'avez qu'à écrire ''churros'' dans google image et vous allez tomber sur des centaines de photos de churros. Juste à regarder les entrées google et j'en ai l'eau à la bouche! MIAM!

Quand je suis entrée à l'appart, j'avais plutôt faim et j'ai décidé de faire cuire des pâtes. Malheureusement, j'ai été condamné à manger des toasts au beurre d'arachide (eh oui, encore!), car je n'arrivais pas à allumer le poêle à gaz (le feu sortait mal du briquet et les allumettes cassaient...) et Ximena n'était pas là. Ma première soirée complète a été plutôt difficile, car j'étais seule dans l'appartement et je devais défaire mes valises, ce qui m'a faire réaliser à quel point j'étais partie pour longtemps. Par chance, skype existe...merci skype.

Puis, en fin de soirée, une fois avoir réussi à surpasser mon gros down, je suis sortie de ma chambre pour aller à la cuisine. Ximena était revenue et était assise dans la cuisine, avec un monsieur dans la cinquantaine je dirais. Elle m'a immédiatement présentée au monsieur, qui était bien content de pouvoir me parler, car figurez-vous donc qu'il a vécu un an à Montréal en 1976 (J.O.) et donc qu'il parlait un peu français. Ximena m'a invitée à prendre une coupe de vin rouge uruguayen avec eux, invitation que je n'aurais pu décliner bien sûr, moi qui adoooore le vin rouge :). Ce moment fut très agréable pour moi. Nous avons discuté de politique, de ce que je faisais ici, de mes études, de son séjour à Montréal, et Ximena nous a même montré un cartable où elle tient toutes ses photos de ses toiles qu'elle a faites jusqu'à maintenant. Au fait, j'adore le style de Ximena, c'est coloré et rempli d'émotion (au fait, elle s'inspire fortement de l'expressionnisme, pour ceux qui connaissent). Finalement, je me suis couchée à une heure du matin, étourdie par la fatigue et le vin, mais contente d'avoir pu socialiser avec des locaux, moi qui avait passer la journée seule à arpenter les rues du quartier et à défaire mes valises.

samedi 15 janvier 2011

Arrivée à ma chambre

Aujourd'hui, 14 janvier, je suis finalement arrivée à ma chambre, qui se situe dans la délégation coyoacan, quartier oxtopulco, au sud de la ville de México DF. Pedro et moi sommes partis de Tehuacan à 18h00 en autobus et sommes arrivés au terminus d'autobus TAPO (México) à 22h00 environ. Le voyage s'est bien déroulé, sauf que passé Puebla, l'autobus a dû s'arrêter pour un contrôle d'immigration (je savais même pas que ça se faisait!!!??). Une dame de l'immigration est entrée dans l'autobus et est passée dans l'allée, pour regarder chacun des passagers. Là je me suis dit: c'est sûr qu'elle va me demander mes papiers, je suis la seule blanche de l'autobus. Comme de fait, elle s'est arrêtée devant moi et m'a demandé d'où je venais. Ensuite, elle a voulu voir mes papiers, et le problème, c'est que je ne les avais pas avec moi:ils étaient dans ma valise, qui était dans la suit à bagage, sous l'autobus. Elle a réfléchi un temps, puis m'a dit ok c'est bon, mais la prochaine fois tu dois toujours avoir tes papiers avec toi, c'est important. En fait, je n'avais vraiment pas pensé que les agents d'immigration entreraient comme ça dans l'autobus. Et Pedro non plus d'ailleurs. Mais bon, il ne s'est finalement rien passé.
Une fois arrivés au terminus, c'était le temps de nous séparer. Je devais me rendre à ma chambre, mais Pedro ne pouvait pas venir avec moi, car il devait être à l'aéroport très tôt, soit à 4h45 du matin, pour prendre son vol de 7h45...sans entrer dans les détails, ça a été une séparation très déchirante pour moi, car j'ai réalisé que je ne le verrai pas avant plusieurs semaines, soit 3 mois.

Je suis arrivée à ma chambre à 23h, saine et sauve (j'ai pris un taxi sécuritaire). En ce qui concerne mon état d'esprit, et bien je me sens pas mal déboussolée, loin de chez moi, et très triste d'avoir été obligée de dire au revoir à Pedro pour plusieurs semaines. J'espère vraiment me sentir mieux bientôt...

mercredi 12 janvier 2011

la circulation à México DF

Dans ce post, je vais tenter de vous donner mes premières impressions quant à la grande ville de México et ses moyens de transport. Bien évidemment, cette ville,  je ne l'ai pas encore explorée de fond en comble (et honnêtement, je pense que même si je le voulais, je ne pourrais pas le faire en 5 mois lol), donc je vais peut-être avoir des faits/impressions à ajouter éventuellement .

México est une très, très grande ville, autant du côté de la superficie (1479 km carré) que de la population (8 839 361 habitants), soit pour une densité de 5 862 habitants/km carré. Juste à coté du DF (district fédéral) se trouve l'État de México, qui compte environ 15 millions d'habitants recensés, alors si on fait l'addition, on se retrouve avec environ 25 millions de personnes sur un territoire plus petit que bien d'autres États du Mexique, par exemple Chihuahua ou Veracruz. Au fait, j'ai pris mes données sur wikipedia, vous excuserez mon manque de rigueur intellectuelle, mais wiki s'avère être un outil très utile!
À la lumière de ces chiffres, on comprend pourquoi toutes les rues de la ville grouillent de monde, 24h sur 24. Honnêtement, j'avais jamais autant de vu de monde en meme temps dans toute ma vie. Et on comprend également pourquoi il y a beaucoup de pollution dans l'air et pourquoi ça pue: il y a tellement de voitures, camions, bus qui se promènent, ça en est étourdissant.

Justement, parlons des moyens de transport. Concernant les autobus, ceux-ci sont blancs et verts et ont l'air d'avoir 50 ou 60 ans d'âge. À voir leur piètre état, je me demande comment ils font pour fonctionner...! Cependant, le bus ne coûte pas cher, soit quelques pesos (quelques sous) et il passe régulièrement, puisqu'il y en a en abondance.
Il faut dire aussi que la plupart du temps, de ce que j'ai pu remarquer, les portes de l'autobus demeurent ouvertes ou à moitié ouvertes et il n'y a souvent pas de sonnettes pour annoncer que l'on veut descendre. Par contre, il suffit de s'approcher de l'avant de l'autobus et de faire signe au chauffeur que l'on veut descendre, ou sinon il y aura toujours au moins une personnes, à part nous, qui voudra descendre de toute façon, donc on n'a qu'à suivre la vague. Il n'est pas nécessairement facile de connaître la destination du bus, alors il vaut mieux demander à un local qui saura nous renseigner dans 80% des cas.
Pedro et moi avons eu l'occasion de le prendre à plusieurs reprises afin de nous sauver de la longue marche qui nous séparaient de nos destinations.

Parlons du métro: le métro est plutôt grand, mais je ne saurais le comparer à celui de Paris ou de NY, faute de bien les connaître. Il est relativement propre et fonctionnel, quoique les portes des wagons semblent avoir de la difficulté à se fermer du premier coup...On m'a dit que le métro est un transport plus sûr que les autobus, non seulement parce qu'on évite le traffic, mais aussi parce qu'il y a beaucoup moins de risques de faire des accidents. Je dirais qu'il est assez facile de se retrouver dans le métro, mais comme tous les métros, lorsqu'on n'est pas habitué, il faut être vigilant pour ne pas se tromper de direction...
Le métro est un moyen de transport très utilisé et sur toutes les fois où nous l'avons pris, je n'ai pas pu m'asseoir très souvent. De plus, il fait assez chaud dans les wagons, et ce, malgré le système de ventilation (qui ne semble pas fournir).
Ce qui est bien avec le métro de México, c'est que sur plusieurs lignes et selon les heures, les premiers wagons sont réservés uniquement aux femmes et aux enfants. Lorsque c'est le cas, on retrouve une barrière sur le quai qui sépare la zone pour femmes et enfants et celle pour les hommes. Ce fonctionnement a été instauré il y a quelques années, afin d'assurer plus de sécurité aux femmes et enfants qui prenaient le métro et qui se retrouvaient souvent coincés et étouffés dans les wagons aux heures de pointe. De plus, paraît-il aussi que cette séparation fut créée pour éviter les attouchements.
Ce fonctionnement, je l'ai vu et il est très utilisé. Toutefois, je n'ai pas pu l'expérimenter, car j'étais avec Pedro. Ainsi, j'ai dû prendre les wagons pour hommes, mais en fait, les femmes peuvent prendre ces wagons là, ce n'est pas une obligation de monter dans les premiers wagons.
Je vous dirais que je ne m'aventurerais pas seule dans un wagon peuplé à 90% d'hommes. C'est que même si j'étais avec Pedro, je me faisais dévisager et fixer par beaucoup d'entre eux, et ce, en raison bien sûr de ma couleur de peau, de cheveux et de yeux. Disons que dans une marée de mexicains, je ne passe pas vraiment inaperçue...malheureusement.
Côté prix, le métro est un moyen de transport efficace et économique, car il en coûte 3 pesos, soit 25 cents pour un billet.

Un autre moyen de transport est le métrobus, que je n'ai pas encore eu l'occasion d'essayer. Le métrobus se promène comme un bus, c-à-d dans la rue, mais est relié, par des antennes, à des fils électriques, un peu comme un tramway, sauf qu'il n'y a pas de rails. Ainsi, le métrobus de México ne s'apparente pas vraiment aux métrobus 800 et 801 à Québec...

Il y a également des taxis. Les taxis, comme partout ailleurs, sont un moyen de transport plus coûteux, cependant à México, les prix sont vraiment ridicules si on les compare avec ceux de Québec. Toutefois, avec les taxis, on n'évite pas le trafic, bien entendu. Aussi, il faut être vigilant avec les taxis. Par exemple, on m'a toujours averti de ne pas prendre les coccinelles vertes et blanches, car cela pourrait s'avérer risqué, surtout pour une étrangère (cela peut être un faux taxi). Pedro et moi avons eu l'occasion de prendre un taxi rouge et jaune, et ceux là semblent vraiment plus sécuritaires, car sur la vitre de côté, on retrouve un permis de conduire du chauffeur, avec sa photo, son identification, no de plaque et même, une empreinte digitale! Le conducteur de notre taxi était sympathique et connaissait, évidemment, très bien le quartier, donc il a pu nous fournir de précieuses informations.
À México, une nouvelle ligne de taxi a vu le jour il y a quelques temps: les taxis roses. Ceux-ci semblent assez sécuritaire pour les femmes, car ils ne sont conduits que par des femmes. Cela fut mis en branle évidemment pour assurer plus de sécurité à la gente féminine.

Finalement, il y a la voiture. À México, la voiture semble régner en maître. Les autos vont vite, les chauffeurs conduisent mal, coupent constamment, n'utilisent pas leur clignotant, s'imposent et semblent ne pas faire attention aux piétons, qui doivent redoubler de prudence à chaque coin de rue. D'ailleurs, de ce que j'ai pu observer, il y a un moyen sécuritaire pour traverser la rue: y aller seulement quand une masse de piétons traversent et se placer parallèlement à eux, tout en courant. Les klaxons, comme dans toutes les grandes villes, se font régulièrement entendre. En fait, on a souvent eu droit à un concert de klaxon, surtout aux heures de pointe où la circulation est bloquée. Honnêtement, je vois pas pourquoi les chauffeurs klaxonnent aussi souvent et aussi intensément, car au lieu d'améliorer la fluidité du trafic, c'est inutile et c'est plutôt désagréable à entendre. J'imagine que l'on s'y habitue...

Voilà ce qui conclue, temporairement, le sujet de la circulation à México DF. En gros, s'il y a une leçon à retenir, c'est de rester vigilant et de ne pas prendre n'importe quel taxi qui passe ou de monter dans un wagon réservé aux hommes aux heures de pointe. Heureusement pour moi, je vais habiter à proximité de l'université et n'aurai donc pas beaucoup de transport à faire.








lundi 10 janvier 2011

À la recherche d'une chambre à Mexico!

Ce matin très tôt, soit vers 6h00, Pedro et moi avons quitté Tehuacan afin de remplir une mission importante: me trouver une chambre convenable dans une des plus grandes villes du monde, Mexico D.F.
J'aime bien la route qui relie Mexico à Tehuacan, car on peut y voir le volcan le plus fameux au Mexique, soit le Popocatépetl, qui était particulièrement majesteux ce matin dans un ciel dans nuage. On voyait même de la fumée s'y échapper! De toutes les fois où je l'avais aperçu, c'est la fois où on le voyait le mieux. D'ailleurs, j'ai réussi à prendre quelques clichés plutôt réussis, quoique imparfaits malheureusement. Les photos ne rendent pas très bien toute la grandeur du volcan.
2h30 plus tard, nous approchions de Mexico et déjà, le trafic commençait. Il faut dire que nous étions lundi matin et que c'était la rentrée des vacances de Noel pour beaucoup de monde (le 6 janvier, c'est la fête des rois, particulièrement importante au MExique car ce sont eux qui amènent les cadeaux aux enfants. C'est quand même drôle d'entendre un enfant dire que ce sont les rois mages qui lui ont apporté des cadeaux...enfin je suis pas encore habituée malgré tout)

En approchant de la ville, on a vu le fameux nuage de smog, nuage qu'il faut traverser pour arriver dans la ville...cela vous montre à quel point les habitants respirent de l'air pur haha! Sérieusement, pour moi ça s'annonce un peu mal, car je n'ai passé qu'une journée à Mexico et déjà, mon nez s'irrite et j'éternue de temps à autre. Enfin, j'espère que mon corps va s'habituer...

Il faut dire qu'une fois entrés dans la ville, c'est là que le défi commençait, car il fallait se rendre dans un certain quartier nommé Roma Sur, qui était assez loin de par où on arrivait. En fait, nous devions nous rendre dans ce quartier pour y rencontrer une dame qui se trouve à être la soeur d'un ami à Pedro. Cette dame nous a gentiment prêté son stationnement intérieur (bonne chance pour trouve un stationnement à MExico) et nous a également invité à passer la nuit chez elle. C'est là que le fameux dicho ''mi casa es tu casa'' prend tout son sens ;). Bref, cette dame est très gentille et grâce à elle, je peux d'ailleurs profiter du wifi gratuit ainsi que d'un bon divan lit, dans une maison située au centre de mexico, mais où règne une atmosphère apaisante.

Pour se rendre chez cette fameuse dame, il fallait bien sûr savoir prendre le bon chemin...vous vous imaginez bien que se perdre à Mexico, ce n'est pas comme se perdre à Québec...à Mexico, il est très, très facile de prendre le mauvais chemin, la mauvaise sortie ou la mauvaise voie. J'étais la copilote et j'avais avec moi un guide de la ville de México de plus de 100 pages, et imaginez-vous qu'on a réussi à se perdre (je précise qu'on n'était pas vraiment perdu, on était dans le bon coin, seulement avec les sens uniques c'est pas facile d'arriver à destination...). Finalement, on a demandé notre chemin plusieurs fois (vaut mieux le demander plusieurs fois, comme ça on s'assure que la personne qui nous a renseigné ne disait pas n'importe quoi), et au bout du compte, c'est une française qui habite mexico depuis 15 ans qui nous a le mieux dirigé.

Une fois arrivé chez la dame en question, nous avons laissé la voiture et nous nous sommes dirigés vers le metro. C'était la première fois que je prenais le metro de México. Somme toute, c'est un metro bien entretenu, efficace et assez étendu, et surtout, pas cher: 3 pesos, soit 25 cennes canadiens! Ce matin, le metro était relativement vide (pour Mexico bien sur), et nous avons pu nous asseoir. Une chance, car on devait se taper environ 50 minutes de metro! C'est que nous devions nous rendre à la CU (ciudad universitaria, UNAM), qui se trouve vraiment à l'opposé du quartier où la dame vit!

Concernant la CU, je dois dire que je n'ai pas tout vu, mais que en général, jusqu'à date, j'aime bien le campus! Ce qui est bien, c'est qu'une fois arrivé au metro CU, on doit se déplacer en autobus pour parcourir le campus, car il est tellement grand qu'il s'apparente réellement à une ville. Un plus pour l'UNAM, c'est que les autobus, connus sous le nom de Pumabus (les pumas c'est l'équipe de soccer de l'UNAM!), sont gratuites pour tout le monde, pas juste pour les étudiants! :) Ainsi, on peut déambuler dans la cité sans payer un sous! :)
De plus, il y a beaucoup d'arbres contrairement à la ville, et plusieurs parcs où on peut manger, lire ou se reposer, un peu comme à l'université laval.

Puisque le but était de trouver un appart et non de visiter l'UNAM, nous avons opté pour un deux pour un: nous nous sommes rendus à la faculté de lettres et de philosophie pour à la fois visiter les lieux et également pour vérifier les annonces de chambre étudiante.

Mon impression de la faculté de lettres et philo: HIPPIE!!! Honnêtement, on se serait presque cru dans les années 60-70...imaginez-vous les hippies de laval et multiplier-les par au moins 10-15, et voilà, vous êtes à la faculté de lettres et philo haha. De plus, il y a des librairies et stands où on vend des livres partout autour de la faculté, et il y a même un endroit où on peut se faire faire un tatouage et des tresses.

Je n'ai malheureusement pas eu le temps d'aller voir la faculté de sciences politiques encore, ni celle de droit, mais c'est une question de jours bien sûr!

Puis, Pedro et moi nous nous sommes mis à la recherche d'une chambre. Nous avons récolté plusieurs numéros de téléphone, et finalement seulement un semblait intéressant. La chambre se trouve dans le quartier de Copilco, pas trop trop loin de la UNAM. Nous avons visité la chambre et voici ce que j'en pensais: belle chambre, propre, avec cuisine partagée, salle de bain, internet, etc., mais le hic, c'était que je n'aimais pas du tout le quartier, qui est plutôt laid et qui ne paraît pas sécuritaire. De plus, l'appart était plutot isolé et éloigné de l'université, et m'obligeait à marcher au moins 10 minutes avant de prendre une bus. Alors, nous avons décidé de poursuivre notre recherche. C'est là que je me suis rappelée que mon cousin (bonjour Jr si tu me lis) avait habité proche de l'université, et je me rappelais même de l'adresse et de la rue. Alors, nous avons pris un taxi qui nous a mené, pour 2 $, une dizaine de km plus loin, à l'adresse que nous voulions. L'adresse était en fait celle d'un espèce de complexe de  plusieurs condominiums, et à l'entrée on retrouve même un garde de sécurité et une barrière. Nous avons regardé les annonces. Quelques-unes m'intéressaient, mais une particulièrement a retenu notre attention: c'est là que nous avons appelé en premier. Finalement, la dame nous a invité à la rejoindre devant l'édifice afin de nous faire visiter son appartement. À rencontrer cette dame, Ximena, nous avons tout de suite eu un bon pressentiment: aux premiers abords, elle semblait très sympathique. De plus, elle est plutôt jeune et a une fille de 8-9 ans. Elle n'est pas mexicaine, mais urugayenne, sauf qu'elle vit à mexico depuis une dizaine d'années. Elle est artiste peintre et donne des cours de peinture/dessin à des enfants les soirs de semaine. Pour ce qui est de l'appartement, il est situé au 4e étage et c'est un 5 et demi. Ma chambre est bien, propre, avec un bureau, un garde-robe, éclairée, avec internet wifi. J'ai accès à une laveuse/sécheuse, une cuisine tout équipée (mais plutôt petite, sauf que moin petite que celle de l'autre appart que j'avais visité avant) et une salle de bain propre et convenable. Le prix est plus qu'intéressant, jouant autour des 250$ canadiens par mois et sans contrat. Quand j'ai vu l'appart et rencontré la dame et sa fille, j'ai tout de suite eu envie d'accepter. Toutefois, j'ai décidé de voir d'autres appart dans le meme complexe avant, afin de faire le bon choix. cependant, lorsqu'on a appelé les autres personnes, soit elles n'étaient pas là, soit elles avaient déjà trouvé un locataire, alors finalement nous n'avons pas pu voir d'autres chambres! J'ai pris cela comme un signe du destin, et j'ai décidé, avec beaucoup d'enthousiasme, de retourner voir la dame pour lui dire que je prenais la chambre! :) Et voilà, j'ai payé mon premier mois déjà, j'ai mon reçu ainsi que mes clés :D Demain, je vais aller laisser une de mes valises dans ma chambre.
J'étais vraiment contente et soulagée d'avoir trouvé un endroit aussi rapidement. La localisation est vraiment parfaite pour moi, je suis située à proximité d'une station de métro, qui me mène en quelques minutes à la UNAM (2 stations séparent ma chambre de la unam). Un wal-mart est situé pratiquement juste en face, ainsi que plusieurs dépanneurs, banques, magasins. Le quartier de Coyoacan, situé à côté, est joli, assez calme, plutôt chic et on retrouve plusieurs cafés et restos sympathiques. D'ailleurs, nous sommes allés manger à un resto, El Dorado, qu'un ami à Pedro nous avons recommandé pour leurs tortas et leurs churros. D'ailleurs, Pedro et moi avons mangé les spécialités de la maison, soit les tortas de chorizo (une torta, c'est un peu comme un pain hamburger, avec à l'intérieur soit du jambon, du chorizo ou autre viande, accompagné de fromage fondu) et les churros accompagnés d'un chocolat chaud. La torta et les churros étaient excellents, par contre le chocolat chaud ne goûte pas très chocolaté, mais malheureusement cela est le cas partout au Mexique: leur chocolat chaud ne goûte pas aussi chocolaté et donc pas aussi bon que celui du Tim horton, par exemple. Dommage...:(

Une fois rassasiés, nous avons pris le chemin du QG. Nous sommes arrivés chez la dame vers 20h, exténués (surtout Pedro, qui avait conduit longtemps ce matin) et avec des maux de pieds à force de trop marcher. J'ai toutefois pris le temps d'écrire ce loooong post, afin de vous partagez la journée intense, certes, mais satisfaisante que nous avons vécue!

Hasta luegoooooooo

ps: il faisait vraiment chaud à Mexico aujourd'hui, sérieux j'ai pas hâte de voir au mois de mai ce que ça va être...et le pire, c'est que les habitants sont vraiment endurants, car on en voyait plusieurs qui portaient un manteau ou un gros gilet de laine! Je me sentais mal pour eux hahaha.

dimanche 9 janvier 2011

Un mariage au pays des mariachis!

Hier, j'avais mentionné que dans mon prochain post, j'allais aborder le thème du mariage, car figurez-vous que Pedro et moi avions été invités à assister à des noces de personnes que l'on ne connaissait pas du tout (en fait, c'est son frère qui connaissait le frère de la marié, et donc il pouvait inviter en tout 5 personnes). Je vais tenter de vous raconter en détail le déroulement de la réception (nous ne sommes pas allés à la cérémonie), car elle est teintée de plusieurs éléments traditionnels qui, à ma connaissance, sont inconnues du Québec. Bon, je ne suis pas experte en mariage, donc si vous avez des commentaires à ajouter concernant les mariages au Québec, ne gênez-vous pas!

La réception se déroulait dans une salle au centre-ville de Tehuacan. Nous nous sommes rendues pour 8h30, accompagnés du frère de Pedro ainsi que de sa femme. Nul besoin de vous dire qu'une fois entrés dans la salle, presque tous les yeux étaient rivés sur moi (il n'y avait pas grand gringos dans les parages je vous dirais! haha), mais bon je commence à être habituée. La salle était grande et devait contenir au moins 100 personnes, je suis pas très bonne pour estimer la quantité, mais bon la salle était pleine. La mariée est venue nous accueillir, nous l'avons félicité (c'est un peu drôle quand on ne connait pas du tout les mariés...) et on nous a dirigé à une table. Quelques minutes plus tard, les plats sont arrivés sur la table. Nous avons mangé de la nourriture typique, c-à-d du porc dans une sauce au chili, du pain et des frijoles (purée d'haricot de couleur grise). C'était très bon et pas trop piquant, à mon grand soulagement! Tout cela était bien entendu accompagné de bières. Je dis bien bières au pluriel, car on ne nous laissait même pas 30 secondes sans avoir une bière sous la main! Les bières servies était évidemment et à mon grand bonheur, des bières mexicaines, et plusieurs d'entre elles ne sont pas importées: Victoria, Dos XX... Et ces bières sont excellentes :)

Évidemment, un mariage au Mexique n'est pas un mariage réussi sans mariachis!! Pendant le repas, un groupe de 6-7 mariachis jouaient et chantaient des chansons typiques, se postant à différents endroits dans la salle afin de chanter pour tout le monde. J'ai bien sûr pris des photos et des vidéos! :)
Engager des mariachis coûte assez cher, car c'est comme un petit orchestre: chacun joue d'un instrument différent. Pour une heure ou deux, cela peut coûter plus de 2500 pesos (ce qui reviendrait à 230 dollars canadiens environ).

Une fois qu'on nous a servi 2 assiettes chacun (j'ai meme pas eu le temps de finir la première qu'on m'amenait une deuxième portion...) et après plusieurs bières, les mariachis ont quitté pour laisser place à la disco. Bien sûr, on ne passait pas du Lady Gaga ou du Madonna, mais plutôt de la musique traditionnelle et de la musique où on pouvait danser des danses latines comme la cumbia, salsa ou encore le pasito duranguese, une nouvelle danse très populaire ces temps-ci. Pasito veut dire ''petit pas'' et duranguese fait référence au gentilé de Durango, un État au nord du Mexique. Cette danse consiste, de ce que j'ai pu observer, à faire des petits pas en sautillant. C'est une danse sociale bien sûr. Pedro et moi avons essayé et ce n'est pas tant difficile, suffit de sautiller et laisser l'homme mener, et voilà, vous savez danser cette danse!

Par la suite, la musique a laissé place à la partie plus traditionnelle du mariage. Je vais tenter de rapporter les événements en ordre chronologique, mais il y en a plusieurs donc ce n'est pas évident.

Premièrement, la mariée a commencé à passer à côté de toutes les tables afin d'amasser de l'argent pour leur lune de miel. Deux dames doivent tenir sa traîne et les gens doivent, s'ils veulent bien sûr, déposer un billet de 20 ou 50 pesos (on peut donner ce qu'on veut, mais c'est ce que j'ai vu le plus) dans sa traîne. J'ai moi-même donné 20 pesos  à la mariée :)
Puis, viens le tour du marié, qui lui aussi passe par toutes les tables pour ramasser de l'argent, mais cette fois, le donateur doit épingler le billet sur la chemise du marié. Nul besoin de vous dire que le marié était couvert de billets à la fin!

Puis, par la suite, on a procédé à la coupe du gâteau. Avant de couper le gâteau, les mariées devaient étamper leur visage dans le gâteau afin de prendre la première bouchée, sans utiliser leur main! Le gâteau, comme tous les gâteaux de mariage, était très beau et plutôt artistique.

Ensuite, on a procédé au brindis (toast), qui réunissait les mariés ainsi que leurs parents.

Puis, les garçons d'honneur ont soulevé le marié et on fait le tour de la salle tout en lui enlevant quelques morceaux de linge (inquiétez-vous pas, on lui a seulement enlevé son veston, ses souliers et ses bas). La mariée devait suivre derrière pour récupérer les morceaux de linge de son époux.
Puis, une dizaine d'hommes se sont agglutinés autour de marié pour le propulser plusieurs fois dans les airs. Ensuite, la mariée devait rhabiller son époux.

La prochaine activité est un peu différente. Les mariées devaient monter sur des chaises qui se trouvaient à 3 ou 4 mètres l'une de l'autre. Le marié devait tenir le voile de son épouse, de sorte que celui-ci prenne la forme d'un arc. Ensuite, des hommes se sont placés autour du marié et d'autres se sont placés autour de la mariée, comme pour les protéger. C'est qu'ensuite, on a invité plusieurs femmes à faire le petit train et à passer entre les deux mariés et à faire le tour de l'un et de l'autre dans le but, apparemment, d'essayer de faire tomber la mariée de sa chaise (je vous rappelle qu'elle était entourée d'hommes, donc elle ne pouvait pas se faire mal). Puis, ce fut le tour du mari de subir le même sort, mais cette fois-ci, ce sont des hommes qui faisaient le petit train et qui tentaient de le faire tomber en tournant rapidement autour de lui.

Par la suite, ce fut le lancer du bouquet, qui n'est bien sûr pas étranger à nos coutumes québécoises. J'y ai moi-même participé, mais malheureusement le bouquet ne s'est pas rendu jusqu'à moi...hahaha

Puis, le marié a fait de même, mais avec sa cravate.

Ensuite, les mariés ont ouvert la piste de danse en exécutant une valse, entourés d'invités qui dansaient main dans la main.


J'avais oublié de mentionner qu' un photographe a pris des photos des couples lors du repas et par la suite, il nous vendait des porte-clés avec nos photos à l'intérieur. Les porte-clés coûtaient 20 pesos chaque (moins de 2 $ canadiens), alors Pedro et moi sommes repartis avec un porte-clé chacun. Le frère a Pedro a également acheté une photo sur laquelle nous apparaissons les 4. Quand j'ai vu la photo, je suis partie à rire. Pourquoi? Imaginez-moi, toute blanche, entouré de 3 mexicains vraiment bronzés...j'avais l'air d'un fantôme!!! On a bien ri...

Je suis également reparti avec des chapeaux de cowboys qui avaient été distribué lors de la danse du pasito duranguese et des figurines de mariés qui se trouvaient sur notre table.

Déjà, il était minuit et demi et nous étions fatigués. Le gâteau n'était meme pas encore servi et la soirée, encore jeune. Nous avons décidé de quitter, puisque nous ne connaissions pas grand monde.
Je suis repartie de cette soirée la tête pleine de moments drôles et curieux pour moi, qui découvre chaque jour encore une particularité de la culture mexicaine.